Programme

Mon. 20 February

00:00
Meyerbeer - Les Huguenots
Le contexte de ce « grand opéra » de Giacomo Meyerbeer est le massacre de la Saint-Barthélemy. Raoul, un protestant, est amoureux de Valentine, une catholique : un amour impossible. Ce n’est pas que la question de religion qui éloigne les deux amoureux, car Valentine a été promise au Comte de Nevers, un catholique et l’ennemi de Raoul… Cette œuvre était très populaire juste après sa première représentation mais elle est tombée dans l’oubli après. Cette production de l’Opéra allemand de Berlin (1991) est un come-back triomphant pour cette œuvre intemporelle, présentée de façon contemporaine.
02:45
Maintenant
Abbado dirige Beethoven &…
La Fantaisie chorale, oeuvre de grande envergure de Beethoven, est une de ses œuvres les plus impressionnantes. C’est un mélange de cantate, fantaisie pour piano et concerto pour piano. L’œuvre a été exécutée pour la première fois en 1808 avec Beethoven lui-même au piano. L’Orchestre philharmonique de Berlin joue l’œuvre en 2001, sous la direction de Claudio Abbado, avec l’Eric Ericsson Chamber Choir, le Swedish Radio Choir, et un groupe de solistes réputés : Peter Seiffert (ténor), Lioba Braun (mezzo-soprano), Karita Mattila (soprano). Maurizio Pollini, compagnon musical d’Abbado, joue la partie du piano. La soirée se termine par une exécution impressionnante de la Symphonie No. 2 de Mendelssohn, ‘Lobgesang’.
04:20
Les dernières symphonies de Mozart
Wolfgang Amadeus Mozart a écrit ses dernières symphonies en seulement six semaines. Ces trois symphonies (les Symphonies No. 39, No. 40 et No. 41 « Jupiter ») étaient des œuvres révolutionnaires : elles étaient d’une durée sans précédent et contenaient des accords et des rythmes novateurs. Le chef d’orchestre Frans Brüggen et son Orchestre du XVIIIe siècle ont interprété ces trois chefs-d’œuvre à la salle de concerts « De Doelen » à Rotterdam en mars 2010.
05:59
Brahms - Concerto pour violon partie 1
Le violoniste virtuose Henryk Wieniawsi trouvait l’œuvre injouable, son collègue Pablo de Sarasate ne voulait pas la jouer car il refusait d’écouter le solo du hautbois son violon à la main. Les chefs d’orchestre Hans von Bülow et Joseph Hellmesberger auraient dit qu‘il s’agissait d’« une œuvre contre violon » au lieu d’« une œuvre pour violon ». L’œuvre de Brahms n’a donc pas été bien reçue par tout le monde, alors qu’aujourd’hui elle fait partie du répertoire standard. Brahms l’a composée en 1878 pour son ami Joseph Joachim qui l’a exécutée pour la première fois au premier de l’an de 1879 à Leipzig.
06:22
Dvorák – Symphonie No. 6, partie II
Le compositeur tchèque Antonín Dvorák a dédié sa Symphonie No. 6 à Hans Richter, alors le chef de l’Orchestre philharmonique de Vienne, qui avait demandé à Dvorák de composer une symphonie pour « son » orchestre. Dans cette œuvre, Dvorák a incorporé des éléments classiques et romantiques germaniques, ainsi que des éléments tchèques. Le compositeur espérait que l’Orchestre philharmonique de Vienne sous la baguette de Richter voulait donner la création de l’œuvre, mais l'histoire en a décidé autrement. La symphonie a été créée par l’Orchestre philharmonique tchèque ; plus tard, en 1882, Richter a dirigé l’œuvre à Londres, sans l’Orchestre philharmonique de Vienne, qui n’a exécuté cette symphonie qu’en 1942. Cette exécution de la Symphonie No. 6 de Dvorák fait partie d’une série de concerts spéciale (2014), pendant laquelle l’Orchestre philharmonique tchèque sous la baguette de Jirí Belohlávek a interprété les neuf symphonies de Dvorák. En 1970, le chef d’orchestre a remporté le premier prix au concours de direc
06:38
Liszt - Sonnet de Pétrarque No. 123 («…
Cette composition de Franz Liszt provient de sa deuxième série des « Années de pèlerinage » et contient, tout comme les première et troisième séries, des œuvres inspirées des voyages que le compositeur a faits avec sa maîtresse Marie d’Agoult. Contrairement aux paysages de la première série, dans cette deuxième série Liszt décrit en musique les œuvres d’art qu’il a vues. Dans cette émission vous pouvez écouter « Sonetto No.123 » exécuté par Daniel Barenboim.
06:58
Bortnianski - Kol vozliublenna seléniya…
Beaucoup de componistes russes du XVIIIe siècle sont tombés dans l’oubli, mais le sort en a décidé autrement pour Dmitri Bortnianski (1751-1825). La musique de chambre et vocale de Bortnianski, un compositeur aimé et célèbre de ses jours, est restée très populaire après sa mort. En tant que maître de chapelle et puis directeur du Chœur de la Chapelle impériale de Saint-Pétersbourg, il a écrit un nombre impressionnant de pièces chorales, qui, malheureusement, ne nous sont pas toutes parvenues. Parmi ses compositions publiées se trouvent 35 concertos sacrés, 10 concertos pour chœur double, deux œuvres liturgiques complètes, sept hymnes chérubines à quatre voix, deux hymnes cherubines à huit voix, 30 chants religieux et d’innombrables arrangements d’anciens chants orthodoxes. Dans l’œuvre de Bortnianski, les compositions chorales russes ont pris leur forme classique : trois mouvements, lent-rapide-lent, enrichis d’éléments de concertos instrumentaux séculaires et de musique religieuse vocale.
07:09
Verbier 2009 : Philippe Jaroussky
Le contre-ténor français Philippe Jaroussky est arrivé au chant en faisant un détour par le violon puisqu’à 11 ans il a commencé à jouer du violon et ensuite par le piano puisqu’il a appris à jouer du piano à l’âge de 15 ans. C’est à 18 ans quand il rencontre Nicole Fallien, professeur de chant, qu’il décide de se concentrer seulement sur le chant. Aujourd’hui il est un des chanteurs classiques les plus connus dans le monde. Il est loué pour sa voix pure et ses représentations fraiches grâce auxquelles il a sans doute renouvelé l’image de la musique ancienne. Pendant le Verbier Festival 2009 il a présenté avec le pianiste Jérôme Ducros un programme français varié, comprenant des œuvres de Gabriel Fauré, Camille Saint-Saëns, Cécile Chaminade et Reynaldo Hahn.
08:33
Verbier 2007 - Bach & Beethoven
Le Verbier Festival est un festival de musique novateur au cœur des Alpes suisses. Année après année, ce village montagnard sert de podium aux plus grandes stars du monde de la musique classique. Mais le festival laisse également une grande place aux jeunes talents. En 2008, c’était au tour de Nelson Freire de jouer. Au programme : Bach/Busoni - « Viens maintenant, Sauveur des païens » ; Beethoven - Sonate No. 21 « Waldstein » ; Debussy - « Children’s Corner » ; Albéniz - « Tango » ; Schumann - « Arabesque ».
09:28
Saint-Saëns – Concerto pour piano No. 2
Le deuxième concerto pour piano de Camille Saint-Saëns a été écrit en grande hâte : le pianiste, chef d’orchestre et compositeur russe Anton Rubinstein avait demandé au compositeur s’il pouvait organiser un concert à Paris. La salle Pleyel, l’une des salles de concert les plus importantes, était très populaire, et la première occasion pour y jouer était dans quelques semaines. Ces quelques semaines étaient tout le temps dont Saint-Saëns disposait pour composer la nouvelle œuvre. Sa création a eu lieu le 6 mai 1868, avec Rubinstein comme chef d’orchestre et Saint-Saëns au clavier. Parce qu’on avait eu peu de temps pour étudier la musique, la première exécution n’est pas devenue un grand succès. Or, de nos jours, c’est le concerto pour piano le plus populaire de Saint-Saëns.
09:54
Beethoven - Symphonie No. 7, second…
L’année 1812 est une année chargée pour Ludwig van Beethoven, déjà célèbre, mais sourd. Il rencontre finalement Johann Wolfgang von Goethe (une autre célébrité allemande) mais il est déçu par sa personnalité ; Beethoven a une vie amoureuse mouvementée et il écrit la lettre célèbre à son « Unsterbliche Geliebte » anonyme ; de plus, il commence à se mêler de la vie de son frère cadet qui a une liaison avec une domestique. Il trouve néanmoins le temps de composer plusieurs nouvelles œuvres, entre autres sa Symphonie No. 7. L’œuvre est exécutée pour la première fois en 1813, pendant une représentation de charité pour les soldats blessés, par un orchestre à la composition très particulière : Louis Spohr, comme l’un des violonistes, mais aussi Johann Nepomuk Hummel, Giacomo Meyerbeer et Antonio Salieri. Cette émission présente le second mouvement.
10:03
IVC masterclass
Le Internationaal Vocalisten Concours 's-Hertogenbosch (IVC) a été fondé en 1954 dans la ville néerlandaise de ’s-Hertogenbosch. L’IVC est le seul concours de chant classique aux Pays-Bas à aller au-delà de l’oratorio et du lied pour mettre à l’honneur la musique contemporaine du XXe siècle. Cette institution artistique unique est une composante essentielle de la vie culturelle de la province du Noord-Brabant et de la ville de ’s-Hertogenbosch. Au cours de ses six décennies d’existence, l’IVC s’est taillé une réputation enviable à l’échelle nationale et internationale en couronnant des gagnants au talent exceptionnel, dont Elly Ameling, Cora Burggraaf, Thomas Hampson, Howard Haskin, Robert Holl, Nelly Miricioiu, Jard van Nes, Lenneke Ruiten, Wolfgang Schöne et Elzbieta Szmytka.
10:22
Legato - Le monde du piano
Une nouvelle génération de pianistes passionnés par la virtuosité et animés par la soif d’enrichir le répertoire provoque une « renaissance du piano ». En plus des chefs-d’œuvre classiques, ils interprètent des morceaux peu joués et des compositeurs inconnus. La série « Legato » permet au public de faire la connaissance de cette nouvelle génération. A travers ces portraits filmés, nous arrivons à connaître leur style, leurs méthodes et leurs objectifs personnels. Cet épisode est centré sur le pianiste canadien Marc-André Hamelin. Il joue des œuvres de Haydn (sonate pour piano en mi majeur), Chopin (sonate pour piano no. 3), Debussy (préludes, deuxième livre), Hamelin (étude no. 7) et deux courtes compositions de Gershwin (« Do, do, do » et « Liza »).
11:52
Verbier 2007 - Bartók & Schumann
Le Verbier Festival est un festival de musique novateur au cœur des Alpes suisses. Année après année, ce village montagnard sert de podium aux plus grandes stars du monde de la musique classique. Mais le festival laisse également une grande place aux jeunes talents. Pendant ce concert, vous pourrez écouter et voir Hélène Grimaud, Martha Argerich et Renaud Capuçon jouant des œuvres de Bartók (sonate pour violon et piano) et de Schumann (Sonate pour violon et piano No. 1).
12:47
Beethoven – Ouverture d' « Egmont »
La pièce de théâtre « Egmont » de Goethe a sans aucun doute dû plaire à Ludwig van Beethoven : c’est une lutte pour la liberté. Et ceci est également le sujet de son unique opéra « Fidelio ». La pièce de théâtre raconte l’histoire de l’occupation espagnole des Pays-Bas pendant la guerre de Quatre-Vingts ans et la persécution du peuple néerlandais. Le comte catholique d’Egmont, loyal à l’Espagne, plaide en faveur de la tolérance, mais le roi Philippe II d’Espagne envoie le duc d’Albe, qui écrase l’insurrection d’une main de fer, capture Egmont et lui coupe la tête. Beethoven a écrit de la musique de théâtre pour la pièce entière mais l’ouverture est de loin la partie la plus connue.
14:00
IVC Finals duo
Le Internationaal Vocalisten Concours 's-Hertogenbosch (IVC) a été fondé en 1954 dans la ville néerlandaise de ’s-Hertogenbosch. L’IVC est le seul concours de chant classique aux Pays-Bas à aller au-delà de l’oratorio et du lied pour mettre à l’honneur la musique contemporaine du XXe siècle. Cette institution artistique unique est une composante essentielle de la vie culturelle de la province du Noord-Brabant et de la ville de ’s-Hertogenbosch. Au cours de ses six décennies d’existence, l’IVC s’est taillé une réputation enviable à l’échelle nationale et internationale en couronnant des gagnants au talent exceptionnel, dont Elly Ameling, Cora Burggraaf, Thomas Hampson, Howard Haskin, Robert Holl, Nelly Miricioiu, Jard van Nes, Lenneke Ruiten, Wolfgang Schöne et Elzbieta Szmytka.
14:29
Celibidache dirige la Symphonie No. 8…
Sergiu Celibidache était l’un des meilleurs chefs d’orchestre de son époque. Il appréciait tout particulièrement la musique d’Anton Bruckner. Entre les mains de Celibidache, la musique romantique de Bruckner prenait des proportions épiques. Les tempos solennels et le son orchestral puissant que le chef d’orchestre préférait convenaient parfaitement aux grandes « cathédrales sonores » de Bruckner. Celibidache affirmait qu'un concert enregistré sur disque ne pourrait jamais rendre la totalité de l'expérience vécue lors d'un concert donné en salle et il existe donc peu d’enregistrements. Heureusement, les quelques enregistrements survivants sont merveilleux : cette interprétation de la Symphonie No. 8 de Bruckner est inoubliable.
16:13
Les Salons de Musique - Opus 2
L’idée des Salons de Musique est de « provoquer » des rencontres musicales inédites et exclusives entre musiciens de premier plan, qui se déroulent dans des lieux décalés, intimes et différents. Ce sont des moments inoubliables de partage et d’émotions entre les musiciens et avec le public. Si Lise de la Salle n’a pas encore 25 ans, elle est pourtant loin d’être une nouvelle venue. La jeune pianiste, élève de Pascal Nemirovski depuis l’âge de 10 ans, obtient à 13 ans un premier prix à l’unanimité du jury au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Pierre Réach. C’est également à l’unanimité qu’elle est reçue, à 15 ans, en 3e cycle, dans la classe de Bruno Rigutto. Mais évidemment, elle ne s’arrête pas là, tout en jouant dans les salles les plus prestigieuses du monde, elle enregistre en 2002 un premier disque consacré à Ravel et Rachmaninov, puis un autre où elle interprète Bach et Liszt. En 2011, dans la foulée de sa présence à la Folle Journée de Nantes, elle publie un nouveau disque dédié à Chopin (artiste à l’honneur de la Folle Journée 2011). Formé au Conservatoire National Supérieur de Musique en 2003, le Quatuor Modigliani s’est rapidement fait connaître en remportant trois prix prestigieux en 2004, 2005 et 2006. Nous avons aussi pu les voir à Nantes dans la cadre de la folle journée.
17:18
Ravel – Sonate pour violon et piano
« A mon avis, le blues est un enrichissement musical très important, véritablement américain, malgré ses racines africaines et espagnoles. » Le compositeur français Maurice Ravel était impressionné par ce nouveau style musical, et il a décidé de l’intégrer dans sa sonate pour violon et piano. Le second mouvement de cette composition est même intitulé « Blues. Moderato ».
17:36
Liszt Concours: Liszt - Concerto pour…
Mariam Batsashvili a étudié le piano à l’École de musique centrale E. Mikeladze de Tbilissi avec Natalia Natsvlishvili et à l’Université Franz Liszt de Weimar avec Grigory Gruzman. Elle a remporté plusieurs prix : le premier prix au Concours de piano international Franz Liszt pour jeunes pianistes (Weimar, 2011) et le second prix au Concours de piano international María Herrero (Grenade, 2012). Mariam Batsashvili s’est produite dans son pays natal, la Géorgie, comme dans d’autres pays : l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie, la Russie, Israël, l’Afrique du Sud, la Chine. Elle y a donné des récitals et joué avec des orchestres. Elle a été invitée comme soliste à plusieurs reprises par l’Orchestre philharmonique d’Erfurt et par l’Orchestre philharmonique du Cap.
18:00
Mendelssohn – Suite du Songe d’une nuit…
Depuis que « Un Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare a été mis en musique par Felix Mendelssohn Bartholdy, tout le monde sait ce que ce sont que les elfes : des êtres féériques faisant des farces tout en flottant dans l’air. Quelle est la relation entre Shakespeare et Mendelssohn ? À 17 ans, le jeune compositeur a lu la traduction que Schlegel avait faite de la comédie de Shakespeare. Il a tout de suite composé une ouverture saisissante inspirée par le monde des elfes décrit par le dramaturge anglais. Beaucoup plus tard, en 1842, Mendelssohn a écrit la musique de scène. Celui qui se contente d’écouter l’ouverture et la marche nuptiale laisse passer l’occasion d’écouter une musique magnifique. La musique de scène complète, composée de onze parties, avec des contributions d’un narrateur, une soprano, une mezzo-soprano, un chœur d’enfants et un chœur de femmes, est trop belle pour laisser de côté.
18:37
Mozart - Concerto pour piano No. 20
Quelques jours après la première exécution du Concerto pour piano No. 20 de Wolfgang Amadeus Mozart, le père du compositeur a écrit à sa fille Nannerl : « J’ai entendu un nouveau concerto pour piano excellent de Wolfgang. Le copiste était toujours en train d’écrire au moment de notre arrivée ». On raconte que Mozart a achevé le concerto le 10 février de 1785, un jour avant la première à Vienne. Le jeune Ludwig van Beethoven admirait beaucoup ce concerto et il l’a joué très fréquemment. Il n’était pas le seul admirateur : selon le chef d’orchestre et pianiste Daniel Barenboim, l’œuvre était l’une des compositions favorites de Joseph Staline.
19:14
Les Archives - Arturo Benedetti…
Sur scène, Arturo Benedetti Michelangeli (1920-1995) projeta une aura et un charisme qui complétèrent parfaitement ses performances musicales inégalables. Le mystère plana sur sa vie privée, donnant lieu à des rumeurs et des spéculations. Il exigea que tout piano fût accordé à perfection et il ne se fauta pas d’annuler un récital si l’instrument fourni ne satisfit pas à ses exigences. Mais tout cela est d’importance secondaire par rapport à ce qu’il sut faire avec le piano lors de récitals et enregistrements. Arturo Benedetti Michelangelo, le professeur de pianistes d’envergure internationale tels que Martha Argerich et Maurizio Pollini, reste un mystère. Sa présence sur scène, son attitude envers le public et ses excentricités personnelles contribuèrent toutes à sa réputation, mais en fin de compte, ce furent son jeu de piano et son intégrité artistique qui le rendirent si spécial. Cet épisode des « Archives » met en valeur ce musicien hors pair.
20:09
Schumann - Sonate pour violon No. 1 (3)
Robert Schumann a composé ses deux sonates pour violon et piano quand il était chef d’orchestre à Düsseldorf en 1851. C’est pour cette raison qu’elles sont notablement différentes de ses œuvres de musique de chambre précédentes, comme son quintette avec piano et ses trois quatuors à cordes. Le déclin psychique du compositeur se fait déjà entendre dans sa musique. La création a eu lieu en 1852 avec sa femme, Clara Schumann, au piano et Ferdinand David au violon. Dans cette émission : le dernier mouvement.
20:14
Beethoven - Sonate No. 7 Op. 30 partie 1
Le violoniste ukrainien Valeriy Sokolov et le pianiste français David Fray appartiennent à la jeune génération de héros musicaux. Ils ont tous les deux des fans dans le monde entier. Dans cette émission, ils jouent la « septième Sonate pour violon » (op.30 No. 2) de Ludwig van Beethoven. Le maître classique viennois a dédié la pièce au tsar Alexandre Ier de Russie. Dans l’opus 30 Beethoven regroupe trois sonates pour piano, qui sont toutes les trois de longueur symphonique. La structure de la Sonate No. 7 ressemble à celle d’une symphonie. La pièce se compose de quatre mouvements contrastés : Allegro, Adagio, Scherzo et Finale. Dans son ensemble, c’est une demi-heure de musique de chambre géniale. Dans cette émission : le premier mouvement.
20:22
Chopin - Andante spianato et grande…
Il y a toujours eu confusion concernant l’ « Andante spianato et Grande Polonaise », Op. 22. En hiver, en 1830-1831, Chopin a écrit une « Grande Polonaise » pour piano et orchestre et l’a appelée son opus 22. Plus tard il a composé une « Andante spianato », et il l’a insérée comme introduction à La Grande Polonaise. Ces deux pièces combinées formaient une composition nouvelle, mais il leur a cependant donné le numéro 22. Pour tout compliquer encore un peu plus, Chopin a écrit deux versions différentes : une avec et une sans accompagnement de l’orchestre. Dans cette émission Evgeny Kissin joue la version pour solo piano.
20:36
Beethoven - Symphonie No. 5, parties…
« Ta-ta-ta-taa ». C’est probablement l’ouverture la plus connue de la symphonie la plus célèbre jamais écrite. Il est inconcevable d’imaginer les salles de concert sans cette Cinquième, mais pour une symphonie aussi populaire, elle a connu une première représentation assez désastreuse. Le 22 décembre 1808 l’œuvre vivait sa première, ensemble avec la Sixième symphonie, la « Fantaisie pour piano, chœur et orchestre », mais le « Concerto pour piano No.4 » et des parties de la « Messe en do » étaient également au programme. A vrai dire, un réel concert marathon et en plus une guerre d’usure pour les musiciens extrêmement sous-payés. A ce moment-là, Vienne était sous l’emprise d’un hiver glacial et à cause de la longueur du concert, des musiciens sans inspiration et de la salle sans chauffage, ce fut une épreuve pour le public. Comme l’a remarqué Anton Schindler, le biographe de Beethoven : « La réception de ces œuvres n’était pas comme souhaitée et elle ne répondait probablement pas non plus aux attentes de Beethoven. Le public n’avait pas la capacité de comprendre cette musique extraordinaire et l’exécution laissait encore beaucoup à désirer. » Dans cette émission : les deux dernières parties.
21:00
Verdi - I masnadieri
Le crime ne paie pas : voici en bref la moralité de l’opéra « I Masnadieri » (Les Brigands, 1847) de Giuseppe Verdi. Carlo, le fils aîné du comte Massimiliano, fait partie, au cours de ses études, d’une bande locale de brigands. À un certain moment, il décide que cela suffit et veut quitter la bande. Il envoie une lettre à son père dans laquelle il implore son pardon. Son frère cadet, Francesco, lui renvoie une lettre dans laquelle il écrit que Carlo ferait mieux de ne plus revenir car son père ne lui pardonnera jamais. En réalité, c’est un mensonge : Francesco veut que Carlo reste éloigné parce qu’il désire le titre et l’héritage de son père, ainsi que la bien-aimée de Carlo, Amalia. Carlo, quant à lui, croit son frère et est persuadé que son père et sa bien-aimée ne veulent plus le revoir. Dès lors, il décide de rester pour toujours un brigand. C’est une décision aux lourdes conséquences, en particulier lorsqu’il se retrouve face à Amalia… Enregistré en 2012 au Teatro San Carlo de Naples.
23:10
Truls Mørk interprète Chopin et Dvorák
Le violoncelliste norvégien Truls Mørk a été le premier Scandinave à remporter le concours Tchaïkovski à Moscou. Ce triomphe a marqué le début de sa carrière musicale. Dans ce film, nous visitons Truls Mørk dans sa résidence secondaire en Scandinavie. Nous l’accompagnons lors de ses promenades en mer et le long de la côte. Le film se focalise sur le Concerto pour violoncelle de Dvorák, que Mørk interprète avec l’Orchestre symphonique de Bamberg, ainsi que ses interprétations de Chopin.
23:54
Beethoven - Symphonie No. 4, troisième…
Robert Schumann la décrivait comme « une délicate jeune fille grecque entre deux géants nordiques » : la Symphonie No. 4 de Ludwig van Beethoven. Les deux « géants nordiques » sont les Symphonies No. 3 et No. 5, deux œuvres monumentales. Accidentellement, cette description a donné lieu à l’idée que les symphonies « paires » de Beethoven sont moins profondes que ses symphonies « impaires ». Beethoven a reçu la commande pour cette symphonie grâce à l’une de ses autres symphonies « paires » : en 1806, le comte Franz von Oppersdorf entendit la Deuxième Symphonie de Beethoven et l’aima tellement qu’il offrit une importante somme d’argent au compositeur pour qu’il lui en compose une nouvelle. En octobre de la même année, le comte reçut « sa » symphonie. Bien qu’à premier vue la description de Schumann semble juste, l’introduction intense et tragique de la Quatrième Symphonie à elle seule prouve que cette composition ne manque pas du tout de profondeur. Cette émission présente le troisième mouvement de la symphonie.